Nature dans mon jardin

Juin 2007

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dimanche, janvier 27 2008

Insectes et autres invertébrés observés en juin - partie 2

A table !

L'abondant feuillage des lupins attire les phytophages, les grands comme les petits. Parmi les plus petits, les chenilles dites "mineuses" car elles creusent de véritables galeries dans l'épaisseur de la feuille. Ce sont les chenilles d'un micro lépidoptère (papillon de nuit d'environ 0,5 cm d'envergure). Des espèces spécifiques de nombreux végétaux creusent dans le limbe des feuilles des galeries serpentantes qui s'élargissent au fur et à mesure de leur croissance ; elles émettent une cire protectrice et entraînent la déformation des feuilles et leur chute (disparition de la chlorophylle).

chenille mineuse

Beaucoup moins délicates, les limaces dévorent complètement les feuilles. Chaque fois que l'une d'elle sera découverte, elle aura un billet aller pour les parterres fleuris qui garnissent les ralentisseurs de vitesse en face de mon jardin.

dégâts limace

D'autres consommateurs de végétaux sont présents, comme cette sauterelle juvénile ou cette chenille arpenteuse, au déplacement si caractéristique.

juvénille sauterelle
chenille arpenteuse
chenille arpenteuse

samedi, janvier 12 2008

Insectes et autres invertébrés observés en juin - partie 1

Avec les premières floraisons arrivent les premiers insectes et autres invertébrés.

Les bourdons sont à la fête avec les pavots, j'en compte parfois 5 sur les plus grosses fleurs. Il s'agit du "Bourdon terrestre", espèce parmi les plus communes, présente de mars à octobre, dans tous les milieurs ouverts. Les bourdons appartiennent à l'ordre des Hyménoptères.

<i>Bombus terrestris</i>
<i>Bombus terrestris</i>
<i>Bombus terrestris</i>

La "Tenthrède de la Scrophulaire" est un autre membre de l'ordre des Hyménoptères présent au jardin, mais il est moins évolué que le bourdon ou l'abeille. Il n'a en effet pas cette fameuse "taille de guêpe" qui caractérise ce groupe d'insectes. Sa larve ressemble à une chenille et se rencontre sur les Scrophulaires.

<i>Tenthredo scrophulariae</i> adulte
<i>Tenthredo scrophulariae</i> adulte

Les deux insectes suivants font partie de l'ordre des Diptères, autrement dit, les mouches. Il s'agit ici de syrphes, des mouches "habillées" comme des Hyménoptères justement ! Ces insectes ont souvent un vol bourdonnant ce qui ajoute à la confusion avec les abeilles et les bourdons.

<i>Eristalis species</i>
<i>Eristalis species</i>

Syrphe du genre Eristalis, caractérisé par la présence d'une nervure en forme de "S" dans l'aile.

Syrphe

Autre syrphe photogaphié en vol.

Toutes les araignées ne sont pas noires, énomes et poilues ... certaines sont même très petites (3 mm), comme cette espèce de la famille des Lyniphiidae , dont l'identification complète est affaire de spécialistes !

Lyniphiidae

La deuxième araignée est une araignée sauteuse, de la famille des Salticidae, sans doute Salticus scenicus, appelée l'Araignée zèbre. Cette araignée ne tisse pas de toile pour piéger ses proies. Elle se positionne à quelques centimètres de sa cible, puis, à l'arrêt, effectue un bond précis sur la proie. Un fil de sécurité lui permettra de regagner sa position initiale pour un nouvel essai en cas de raté. Elle mesure environ 5 mm de long.

<i>Salticus scenicus</i>

La troisième araignée est une "Araignée crabe", de la famille des Thomisidae. Il s'agit ici d'une femelle, d'environ 4 mm. Cette araignée sans toile a développé un système de chasse à l'affût, postée sur une fleur en attendant tout insecte butineur, assez grands ou redoutables, comme abeilles et papillons. Pour améliorer sa technique, la femelle, plus claire que le mâle, peut changer lentement de couleur, passant du blanc au vert en passant par le jaune. Le mâle quant à lui est brun.

<i>Misumena vatia</i> femelle

mercredi, janvier 9 2008

Floraisons à la mi-juin : partie 1

A la mi-mai, j'ai réalisé la quasi totalité des plantations de vivaces, achetées à "La Jardinerie de l'Amblève" (Aywaille, BE) qui propose un vaste choix de plantes de bonne qualité.

J'avais au départ plusieurs objectifs :

  1. étaler sur la plus longue période possible les floraisons
  2. proposer aux insectes des fleurs ayant des corolles de différentes profondeurs (j'y reviendrai dans un prochain billet)
  3. occuper un maximum d'espace, tant horizontalement que verticalement


Les résultats des objectifs 1 et 3 ne seront pas visibles avant un ou deux ans, le temps que toutes les plantes s'adaptent et expriment leur potentiel. Pour l'objectif 2, j'ai essayé de choisir des plantes dans des "familles" botaniques différentes, afin d'augmenter la diversité des corolles (forme, couleur, dimension, disposition des fleurs ...)

A la mi-juin, les pavots (plus de 100 pieds) sont en pleine floraison et je dois en sacrifier une partie importante pour planter les vivaces. La fleur de pavot ne dure qu'une journée, la quantité de plants permet alors d'assurer une floraison sur 2-3 semaines.


15 juin 2007
15 juin 2007

Pour étaler la floraison, et disposer de fleurs en hiver, j'ai choisi de planter des Hellébores (2 pieds de 3 variétés différentes). Mais à ce jour, je n'ai pas encore observé le moindre bouton floral, la floraison de cet hiver est sans doute compromise.

15 juin 2007

le "coeur" du jardin, qui reçoit beaucoup de soleil, a été garni de plantes de pleine lumière, et qui peuvent atteindre des tailles comprises entre 60 et 80 cm. Des lupins (un bleu, un rouge et un jaune), des Scabieuses, un Geranium, ... une trentaine de variétés au total. Le détail dans un prochain billet ...

15 juin 2007
15 juin 2007
15 juin 2007