Nature dans mon jardin

Juillet 2008

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mercredi, juillet 23 2008

A table (3) : un repas mobile

Etre au bon moment au bon endroit ... voilà en résumé l'histoire de cette rencontre.

Drilidae

Le "repas", c'est facile, c'est un escargot ... mais l'autre bestiole (merci Camille pour l'identification) c'est une larve de coléoptère, sans doute de la famille des Drilidae (Drilles). L'escargot a balancé tant et plus sa coquille de gauche à droite pour se débarrasser de l'intrus, mais sans succès. La larve était solidement accrochée par son extrémité postérieure sur le sommet de la coquille. Mardi soir, j'ai laissé l'escargot se débrouiller et le lendemain matin, il était toujours bien vivant et sans la larve sur la maison...

Les larves des Drilles se nourrissent d'escargots et se métamorphosent dans la coquille. Les femelles sont aptères (sans ailes) et les mâles portent de très jolies antennes.

Drilidae
Drilidae
Drilidae
Drilidae
Drilidae
Drilidae mâle
Mâle de Drille jaune, photographié à Sprimont en juin 2007.

mercredi, juillet 16 2008

A table (2) : petit repas entre cousins diptères

Parmi les diptères (les mouches), il y a de véritables prédateurs, armés d'une trompe courte et acérée pour piquer et sucer les proies, parmi lesquelles d'autres petites mouches. C'est le cas de cet Asilidé, Dioctria rufipes (environ 12 mm de long), dont le repas semble être un petit syrphe.

Dioctria rufipes
Dioctria rufipes
Dioctria rufipes
Dioctria rufipes

A table (1) : la guêpe germanique

Dans un petit coin du jardin, un bac en bois (construit à partir de planches récupérées sur des palettes) accueille tous les déchets de la cuisine. Destiné initialement à soulager la poubelle de ces déchets recyclables, c'est devenu une des bonnes tables du coin ... pour les insectes il s'entend :-). Actuellement, c'est la guêpe germanique (merci à Camille pour l'identification) qui "se goinfre" de restes de pommes et d'oranges.

Guêpe germanique
Guêpe germanique
Guêpe germanique
Guêpe germanique

Si commune et si peu connue ...

Heriades truncorum est une petite abeille très commune, mais qui vous est sans doute inconnue. C'est une abeille au corps cylindrique, assez peu velu, qui mesure entre 6 et 8 mm de long. Son abdomen porte de très minces bandes de poils blancs. Elle se caractérise aussi par une brosse ventrale (pour la collecte du pollen) de couleur brun-jaune.

Heriades truncorum
Heriades truncorum

Elle se rencontre dans les milieux ouverts, comme les jardins, entre juin et septembre. Elle récolte pollen et nectar exclusivement sur les Astéracées (la famille botanique qui comprend notamment les marguerites).

Heriades truncorum

Elle construit des nids linéaires dans le bois mort ou dans les tiges creuses (ronces surtout), voire dans les gîtes artificiels. Les cellules sont séparées les unes des autres par des cloisons en résine. Le bouchon du nid est aussi fait de ce matériau. Le bouchon final est de plus recouvert de petits cailloux en guise de camouflage et probablement comme rempart contre les infractions.

Heriades truncorum

A proximité d'un des nids, il semble y avoir un "stock" de résine, dont l'origine m'est inconnue.




Heriades truncorum
Heriades truncorum

Dans mon jardin, elles profitent de différents trous dans le bois de hêtre d'un nichoir artificiel et les différents nids sont très proches. Ce qui semble provoquer quelques "conflits de voisinage" assez énergiques. S'agit il d'intimidation, de vols de nectar ou de résine entre voisines, de tentatives d'accouplements ... ?

Heriades truncorum
Heriades truncorum

Ce 14 juillet, j'ai eu la chance de pouvoir observer la mise en place des petits cailloux sur le bouchon final. Le diamètre de ce nid est légèrement inférieur à 3 mm. La première photo montre le bouchon final en résine. Il est 15h06. La dernière photo a été prise à 15h15



15h06
15h08
15h09
15h10
15h11
15h13
nid rebouché