Floraisons d’octobre

Si la saison des insectes (visibles) est quasiment terminée, de belles floraisons égaient encore le jardin.

L’Aster est une plante bien connue pour sa floraison automnale, et je l’avais déjà introduite en 2011, en récupérant des plants poussant en bord de route … plants d’une variété invasive, ce qui n’était pas très compatible avec mon mini-jardin et je n’ai conservé les plants une seule saison.

J’ai réintroduit deux variétés horticoles d’Aster en 2018 : Aster Prof. Anton Kippenberg et Aster ‘Jenny’, deux variétés de petites tailles et à floraison abondante. Si en 2018, les 2 plants ont fleuri, seule la première est encore présente en 2019, avec une floraison toujours abondante et s’est fortement multipliée. Aster ‘jenny’ semble avoir complètement disparu.

Une verveine (il en existe plus de 250 variétés), sans doute Verbena bonariensis (Verveine de Buenos-Aires), plantée en 2017 ou 2018, s’est facilement multipliée par semis dans plusieurs jardinières ainsi qu’en dehors. Originaire de la flore d’Amérique du Sud, elle a été introduite et cultivée comme plante d’ornement dans de nombreux pays. En Europe, elle s’est avérée plus rustique qu’attendu et elle est classée comme envahissante dans certaines régions des USA.

Grande plante, fleurs couleur lilas, pouvant atteindre 120 à 150 cm de haut, elle est décrite comme vivant peu longtemps, mais ses nombreux semis spontanés assurent son maintien au jardin. Ses longues tiges carrées, peu feuillées (quelques paires de feuilles étroites), développant une architecture symétrique, lui confèrent un aspect aérien, léger. Ces tiges portent à leur extrémité, des grappes de fleurs, très denses. Les fleurs, de 3 mm de large seulement, s’épanouissent sans discontinuer de juillet à novembre (et les premières gelées). Réputées mellifères, je n’ai pourtant presque pas vu d’insectes s’y intéresser, hormis l’une ou l’autre Piéride (papillon).

L’Aconit, appelée aussi Casque de Jupiter, revient régulièrement dans mes jardinières. Je l’ai introduite lors de la 2e année, en 2008, avec la variété “Aconitum henryi spark“, aux fleurs entièrement bleues.
J’aime la forme de la fleur, simple extérieurement, protégeant (casque) la fonction reproductrice interne, à la fois complexe et organisée.
C’est également une plante verticale, dont l’axe est plus feuillé que la Verveine, et qui se termine aussi par une grappe florale, à la floraison étalée, appréciée des gros bourdons qui y farfouillent sans ménagement.
Les premiers plants ont disparu après le long hiver 2010-2011, et je l’ai réintroduite à 2 ou 3 occasions, et récemment cet été pour remplacer la Rose Trémière victime d’une rouille fulgurante. En jardinerie, il ne restait qu’un plant de la variété “Aconitum cammarum Cloudy“, à la floraison totalement blanche. Elle devrait fleurir jusqu’à la mi-novembre.

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