Dinocampus coccinellae … un parasitoïde de la coccinelle

Dinocampus coccinellae (Schrank, 1802), Hyménoptère, Braconidé

Lors d’un passage dans une serre de culture, à la recherche des ravageurs, j’ai été attiré par une coccinelle qui ne bougeait pas (plus). En m’approchant, à la vue du cocon “attaché” à cette coccinelle, la cause était entendue : elle est parasitée.

J’avais déjà pu observer ce genre de cocon en forêt, à Ferrières, en 2012. Là aussi, ce parasitoïde (de chenilles) était une micro guêpe (2 – 3 mm) de la famille des Braconidés. Ψ

Ayant récolté coccinelle et cocon, j’ai pu récupérer l’imago issu du cocon. Sur la 4e photo, on voit clairement l’ouverture du cocon par laquelle l’adulte est sorti.

Cycle de vie (Wikipédia)

D’abord la femelle parasitoïde recherche une coccinelle adulte, préférablement une femelle et s’approche de son hôte : elle lui pénètre l’exosquelette à l’aide de son ovipositeur modifié. Elle déposera son œuf à l’intérieur de la coccinelle. L’éclosion se produit après 5 à 7 jours. La larve qui possède de grandes mandibules s’alimentera d’abord des œufs de la coccinelle. Par la suite, elle dévorera les corps gras ou les gonades de celle-ci.

Le développement larvaire prend de 18 à 27 jours. Lors de cette étape, la larve passera par 4 stades larvaires. Pendant ce temps, la coccinelle parasitée continue à s’alimenter jusqu’à l’émergence de la larve. Quand le moment est venu de se chrysalider, la larve paralyse son hôte et émerge de celui-ci. Il tissera un cocon entre les pattes de la coccinelle vivante. La coloration vive ou contrastante de l’hôte envoie un message d’avertissement (aposématisme) au prédateur et le cocon en bénéficie.

Lire l’article complet  Ψ

Répartition en région Wallonne

La découverte de ces micro guêpes est fortuite (en ce qui me concerne en tout cas) et leur répartition est bien entendu mal ou pas connue. Cependant, la carte de répartition du DEMNA (dernière image) indique que d’autres observations ont été faites en 2012 / 2014, à quelques kilomètres de ma propre observation.

1 réflexion sur « Dinocampus coccinellae … un parasitoïde de la coccinelle »

  1. Superbes observations!
    Pour les piérides des choux, quand les chenilles s’installent, le moyen le plus efficace pour moi, c’est de passer un bon coup d’arrosoir sur le chou ,ce qui les fait tomber par terre, et là elles ne remontent plus!
    Mon plus gros souci c’est la mouche mineuse du poireau…aucun moyen naturel jusqu’à présent, si ce n’est le voile de protection, mais c’est trop compliqué vu que les feuilles ne peuvent pas les toucher…si vous avez une idée… elle serait bienvenue!
    En tout cas bravo et bonne continuation,Flicka

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.