Un ravageur inattendu

En 2018, j’ai planté un exemplaire de “Stachys byzantina“, appelée “Oreille d’ours”. C’est une Lamiacée, du genre “Épiaire” (Épiaire laineuse). Elle a la particularité d’avoir les feuilles épaisses et duveteuses, très douces au toucher, présentent une forme oblongue qui rappelle des oreilles velues. Et c’est bien pour ce feuillage gris argenté, lumineux et très ornemental, que Stachys byzantina est apprécié au jardin : persistant ou semi-persistant, très résistant aux intempéries (davantage que d’autres plantes au feuillage duveteux), il offre une excellente tenue tout au long de l’année.
Pour mon “jardin Nature admise”, c’est essentiellement pour le duvet de ses feuilles que je l’ai choisie, car c’est le matériau que recherchent les abeilles solitaires du groupe des “cotonnières”, comme l’Anthidie.

Mais dès les premiers beaux jours de ce printemps 2020, la plante est couverte de taches … qui, je le découvre plus (trop) tard, sont en fait l’expression des dégâts causés par les chenilles d’un petit papillon de nuit, Coleophora lineolea. Les œufs ont été pondus sous les feuilles, près d’une nervure. Dès l’éclosion, la chenille creuse un couloir vers la feuille, et de nourrit dans l’épaisseur de la feuille, ce qui crée ces taches claires (appelées “mines”) dans les feuilles, parfois jusqu’à couvrir toute la feuille.

S’en suit la construction des fourreaux (manchons), essentiellement constitués de poils des feuilles, dans lesquelles les chenilles poursuivent leur développement. Les larves ont atteint leur pleine croissance de fin mai à fin juillet. La nymphose a lieu près du sol sur la plante.

J’ai sauvé 2 boutures … à suivre



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