Voyage en Roumanie 2018 – Jour 3

6 septembre – Monastère Coltul Chiliilor

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Il s'agit du plus plus vieil établissement religieux  proche de Zărnești (1421). Il est composé d'une chapelle ornée d'une grotte et de toute une assemblée monastique, reconstruite à la fin du XXe siècle, à la place de celle détruite en 1718 par l'impératrice d'Autriche.

Flore autour du monastère

  • Anthyllis vulneraria L., Anthyllide vulnéraire (détail sur e-flore Tela Botanica ICI)
  • Astrantia major L., Grande Astrance (détail sur e-flore Tela Botanica ICI)
  • Crocus banaticus Heuff. (?) (détail sur e-flore Tela Botanica ICI)
  • Linus sp., Lin
  • Podospermum purpureum L., (?), Scorsonère pourpre (détail sur e-flore Tela Botanica ICI)
  • Viola tricolor L., Pensée tricolore (détail sur e-flore Tela Botanica ICI)

6 septembre – Village montagnard de Magura

Voir ce village sur Street View 
Et oui j’ai vu l’ours brun …

Voyage en Roumanie 2018 – Jour 4

7 septembre – Eglise fortifiée de Prejmer

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L'église fortifiée de Prejmer est la mieux préservée et la plus puissante des églises fortifiées de l'Europe de l'Est. La fortification, construite sur un plan en cercle, comprend des murs dont l'épaisseur atteint 3 à 4 mètres et dont la hauteur atteint 12 mètres.
Depuis 1993, l'église de Prejmer fait partie du patrimoine de l'UNESCO.
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7 Septembre – Volcan de boue de Berca

Les volcans de boue de Berca (Vulcanii noroioși en roumain) sont une curiosité géologique située en Roumanie, près de la ville de Buzău. 
Plus d'informations sur Wikipedia

Flore du volcan

  • Limonium sp.
  • Olea europaea ?

Traversée du Danube en bac

Voyage en Roumanie 2018 – Jour 5

8 Septembre – Lacul Sinoe

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Après 3 jours en montagne, direction la mer Noire et ses nombreux lacs et lagunes, très riches en biodiversité.
Envol de pélicans

Flore de Lacul Siloé

  • Limonium sp.
  • Xanthium stumarium L. (?), Le Glouteron, invasive sur les bords de la Mer Noire

8 Septembre – Complexe archéologique d’Histria

Voyage en Roumanie 2018 – Jour 7

10 septembre – Monastère Celic Dere

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Le Monastère CeliC Dere, église orthodoxe, construit au milieu du XIXe siècle, conserve les reliques des premiers chrétiens martyrs. Il est entouré d'une ferme typique, d'un verger en fin de vie, d'un pâturage arboré (poirier sauvage ...) et au nord, d'une charmaie pauvre, manifestement vidée de ses gros arbres.  

10 septembre – Macin Mountains National Park

C'est clairement ma visite préférée de tout le voyage, et y revenir plusieurs jours au printemps ne serait pas pour me déplaire.

Choux de Bruxelles, chenilles, polistes et opilions : une chaîne alimentaire complète

Depuis 2016, je réserve deux ou trois jardinières à la culture de légumes.  Pas tellement pour récolter quelques kilos de ma propre production, mais plutôt dans l’idée d’attirer des insectes que je ne pourrais pas observer sur les fleurs de mon petit jardin.

Ainsi donc, en mai 2016, 6 plants de haricots et 3 de choux de Bruxelles trouvent place dans une jardinière. Et je n’interviens en rien dans la culture … jusqu’à la détection à la mi-juillet, de la ponte d’un papillon abonné aux choux, le bien nommé Piéride du chou.  La ponte est groupée sous les feuilles des plantes hôtes. Je compte une soixantaine d’œufs. L’éclosion a lieu 4-5 jours plus tard, et peu après, les jeunes chenilles se regroupent, et s’en prennent à la partie superficielle du feuillage, la plus tendre, laissant à la place, un “film” translucide.

A partir du deuxième stade larvaire, elles commencent à se disperser, et forment de petits groupes de 4-5 unités, les chenilles étant alors capables de perforer et dévorer le feuillage dans toute son épaisseur. Les dégâts sont à la mesure de la taille des chenilles, mais aussi de leur nombre, et dans les cas extrêmes il ne reste bien souvent que les grosses nervures des feuilles attaquées.

Vers le 21 juillet, deux récoltes très correctes de haricots “beurre” … Les choux de Bruxelles, par contre, ne poussent guère, et même si c’est un légume du début d’automne, j’élimine manuellement 3/4 des chenilles … d’autant que j’ai repéré un précieux allié, présent depuis 10 ans dans mon jardin : le Poliste gaulois. J’ai déjà présenté cette guêpe sociale, en expansion, à plusieurs reprises, en août 2016, sur un autre blog, et sur Natura’Liste. Pour nourrir leurs larves, les ouvrières capturent différentes proies, dont des chenilles, qui sont promptement découpées façon “rôti” et emportées vers le nid.

Le 31 juillet, en début de nuit, j’ai eu la chance d’observer un deuxième allié, que je n’imaginais pas prédateur de chenilles : l’Opilion. Appelés aussi “Faucheux“, ils ressemblent à des araignées, aux pattes démesurées, et au corps non divisé (à la différence des araignées).  Un escadron de 3 chasseurs nocturnes faisait un vrai carnage parmi les chenilles, les découpant et emportant (j’imagine …) les meilleurs morceaux pour aller les manger à l’abri.

Avec de tels alliés, et même si j’avais bien repéré 2 ou 3 œufs isolés d’une autre Piéride, la Piéride du navet … je pensais mes choux tirés d’affaire.  Hélas … cette deuxième attaque allait leur être fatale : plus de 20 chenilles vertes, bien cachées, se sont entendues pour terminer le travail commencé deux mois plus tôt par leurs cousines vert jaune. Et cette fois-ci, aucune prédateur à l’horizon, comme cette minuscule guêpe observée en juillet 2010.

 

Heriades truncorum … Si commune et si peu connue …

Heriades truncorum (Linnaeus, 1758) Hyménoptère,  Apocrita-aculeata, Apidae, Megachillinae

Heriades truncorum est une petite abeille très commune, mais qui vous est sans doute inconnue.  C’est une abeille au corps cylindrique, assez peu velu, dont la femelle mesure entre 7 et 8 mm de long, et le mâle entre 6 et 7 mm. Son abdomen porte de très minces bandes de poils blancs. La femelle se caractérise aussi par une brosse ventrale (pour la collecte du pollen) de couleur brun-jaune.

C’est une abeille solitaire, sans comportement social, très active quand le ciel est dégagé. Je la rencontre dans mon jardin  entre juin et septembre.  Elle apprécie les milieux ouverts. Elle récolte pollen et nectar exclusivement sur les Astéracées (la famille botanique qui comprend notamment les marguerites).

Sa reproduction très faible, environ 8 œufs par femelle et par an.  Les mâles sont très actifs, pendant plus d’un mois; ils visitent brièvement un peu tous les trous de petite taille susceptible d’abriter une femelle. Ils sont tellement pressants qu’il leur arrive même d’extraire carrément une femelle dont l’arrière apparaît à la sortie d’un nid (tige creuse, bambou …).

La femelle construit des nids linéaires dans le bois mort ou dans les tiges creuses (ronces surtout), voire dans les gîtes artificiels,  dont le diamètre est généralement de 3 à 4 mm, mais en cas de crise du logement, courageusement (!), la femelle s’affaire à reboucher des nids qui peuvent avoir 8 à  9 mm de diamètre.

Elle aménage de petites loges dans les nids (dans lesquels elle dépose le pollen) qu’elle isole avec de la résine. Le bouchon du nid est aussi fait de ce matériau. Le bouchon final est de plus recouvert de petits cailloux en guise de camouflage et probablement comme rempart contre les infractions.

Le 14 juillet 2008, j'ai eu la chance de pouvoir observer la mise en place des petits cailloux sur le bouchon final. Le diamètre de ce nid est légèrement inférieur à 3 mm. La première photo montre le bouchon final en résine. Il est 15h06. La dernière photo a été prise à 15h15.

 

A proximité des nids, il semble y avoir un “stock” de résine, dont l’origine m’est inconnue. Dans mon jardin, elles profitent de différents trous dans le bois de hêtre d’un nichoir artificiel et les différents nids sont très proches. Ce qui semble provoquer quelques “conflits de voisinage” assez énergiques. S’agit il d’intimidation, de vols de nectar ou de résine entre voisines, de tentatives d’accouplements …

La Galéruque de l’aulne

Agelastica alni (Linnaeus, 1758) Coléoptère,  Chrysomelidae, Galerucinae

La Galéruque de l’aulne  est une espèce très commune d’insecte coléoptère appartenant à la famille des Chrysomelidae,  et qui peut se rencontrer en grand nombre. Une telle pullulation peut occasionner des dégâts importants sur ses plantes hôtes, des aulnes, l’aulne glutineux (Alnus glutinosusa) et l’aulne blanc (Alnus incana), où les larves dévorent les feuilles.

L’adulte mesure entre 8 et 10 mm; on le rencontre habituellement au mois de mai.

Sans être véritablement grégaire cet insecte vit plus ou moins en “colonies” d’où le côté parfois spectaculaire de ses dégâts. Les jeunes Aulnes sont particulièrement touchés, mais les plus âgés ne sont pas dédaignés pour autant , les pousses de l’année ayant la tendreté voulue.

Les attaques se traduisent par des perforations plus ou moins nombreuses et étendues, certaines feuilles pouvant déjà prendre des allures de véritables passoires.  Dès le début Juin les pontes  succèdent aux accouplements, et comme souvent elles sont déposées au verso des feuilles, d’où une protection efficace contre les intempéries, et le cas échéant contre une trop forte insolation.

L’Andrène fauve

Andrena fulva (Müller, 1766) Hyménoptère,  Apidae , Andrenidae

L’Andrène fauve est une autre andrène printanière, visible en Belgique, de mars à mai. Elle mesure 12 à 13 mm.

Avec son corps de bourdon, à longue pilosité rousse sur tout le dos, mais noir foncé sur la face ventrale, il est  impossible de la confondre avec une autre.

C’est une espèce non exigeante. Dans les jardins, elle butine volontiers les groseilliers rouges ou à maquereau. Nidifie dans le sol en bourgade parfois importantes.

Surtout dans les jardins, parcs et bois clairs, aussi dans les gravières et sur les pelouses sèches.

Andrena clarkella

Andrena clarkella (Kirby 1802), Hyménoptère, Apidae , Andrenidae

Avec les premiers beaux jours du printemps, reviennent les abeilles solitaires. Une des premières Andrènes, est Andrena clarkella, qui est visible de mars à mai en Belgique. Elle mesure de 13 à 15 mm.

C’est une abeille oligolectique sur les Saules, ce qui signifie qu’elle (la femelle en tout cas) butine de manière spécialisée un seul type de pollen, typiquement un seul genre de plantes à fleur. On la rencontre dans les bois ouverts et les landes.

La femelle a un abdomen noir densément poilu (surtout sur tergites 1 et 2); les tibias et les basitarses 3 sont jaune-orangé (mais cette couleur est souvent cachée par le pollen qui couvre ses pattes postérieures).

Elle creuse son nid dans le sol , soit en petites grappes (par exemple, entre les racines d’un grand arbre) ou dans des agrégations étendues et denses au niveau du sol, et aussi sur des sols en pente.

Heterogaster urticae : la punaise de l’Ortie

Heterogaster urticae (Fabricius 1775) Hémiptère (Hétéroptère), Lygaeidae

La pullulation d’insectes a toujours à mes yeux, un caractère quelque peu mystérieux : comment expliquer l’apparition en un même lieu, souvent restreint (de l’ordre du m²), en une très courte période, de tant d’individus, qui cohabitent les uns sur les autres ?

La dernière pullulation, c’est sur l’Ortie que je l’ai observée, cette plante qui récompense bien souvent l’entomologiste tellement son cortège d’insectes (y compris parasites et prédateurs) est vaste.

Elle était le fait de la Punaise de l’Ortie … la bien nommée ! Des milliers d’individus, à tous les stades larvaires, ou adultes, agglutinés sur quelques pieds d’orties, en bord de chemin.

C’est une petite punaise brun-noir (7 – 8 mm), de forme ovale, au régime polyphage qui consomme à la fois des proies et la sève des orties.