Plat et dessert ?

Une bien étrange observation en ce tout début d’août 2018

Les Épeires (des araignées) sont déjà bien présentes parmi les hautes tiges séchées de fenouil bâtard, et tissent des toiles dans tous les sens.

Dans l’une d’elles, une grosse mouche vient de tomber dans le piège … elle est aussitôt emballée d’un linceul de soie.

Mais rapidement, elle semble se remettre à bouger, comme parcourue par des vibrations. Et en y regardant de plus près … ce sont deux larves blanchâtres qui sont à l’origine de ces ultimes soubresauts. 

D’où viennent elles ? 

Ces larves, de mouches, ont probablement été * expulsées * de leur mère, la mouche prise dans la toile. C’est en effet une particularité des mouches de la famille des Calliphoridae : certaines espèces sont vivipares.  Leurs œufs se développent complètement à l’intérieur de leur mère, de sorte qu’à la naissance les larves (pour les mouches) sont formées. 

A l’agonie, cet état de stress enclenche un réflexe de ponte, qui provoque la sortie des larves (information de Philippe Moniotte, forum photoentomo)

Les Calliphoridae ont des biologies très variées.
Elles sont en majorité nécrophages, coprophages ou détritiphages, 
parfois prédatrices ou parasitoïdes d'escargots ou de vers de terre. 
Ellles sont habituellement les tout premiers insectes parvenant au 
contact d’un cadavre où va se dérouler le développement de leurs
stades larvaires,devançant les larves d’autres familles nécrophages.

 

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Nouveau venu : Gorytes laticinctus

Un beau printemps, riche en fleurs, en fruits … et en insectes. Des abeilles, bien sur, et une nouvelle guêpe fouisseuse,  Gorytes laticinctus (ID par Yvan Barbier, jugée très probable), de la famille des Crabronidae.

Les femelles des différentes espèces de la famille Crabronidae portent un aiguillon qui sert à piquer et injecter les proies, qu’elles transportent dans leurs pattes, mandibules, ou même sur leu dard. Elles ne les mangent pas, car les adultes se nourrissent habituellement de pollen et du nectar des plantes à fleurs. Les proies servent de nourriture à ses larves qui sont carnivores.

Elle a creusé son nid dans la jardinière la plus sèche (celle avec le Romarin). D’après la littérature, le tunnel principal du nid s’étend sur environ 10 cm dans le sol (où il peut continuer à une petite distance vers le haut), donnant lieu à 3-4 tunnels latéraux courts avec des cellules terminales qu’elle alimente avec des Cercopidés et des Cicadelles pour nourrir sa progéniture.

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