La Mégachile du rosier : épisode 3

Après avoir observé en juillet 2016 le remplissage du nichoir  j’ai pu assister à l’envol de la dernière abeille  en cette fin juin 2017. Restait le tube de bambou à décortiquer …

Le tube est rebouché par une cloison en terre

; derrière celle-ci, on trouve un espace vide, puis un bouchon composé d’un empilement de fragments réguliers, arrondis, découpés dans des feuilles. 

Arrivent ensuite 7 cellules, 7 petits cylindres parfaitement réalisés, tous abandonnés par leurs occupants. A l’intérieur, il ne reste qu’un mélange de minuscules fragments de feuilles et de microscopiques boulettes jaunâtres; seraient-ce les déjections des larves durant leur nourrissage à partir de la réserve de pollen déposé par la femelle ?

Ce qu’en dit Wikipédia

Les nids sont généralement composés d’une seule et longue série de cellules, construites de façon séquentielle, du fond de la galerie vers l’extérieur. Et bien que les œufs pondus en dernier sont les plus récents, les jeunes adultes qui émergeront les premiers en proviendront. La femelle dispose un approvisionnement en nourriture (pollen ou mélange de nectar et pollen) dans chaque cellule, puis ferme cette cellule par une cloison qui la séparera de la suivante. Cette cloison est assez perméable pour laisser passer l’oxygène nécessaire à l’œuf puis à la larve.

Une fois sortie de l’œuf, la jeune larve consacre son temps à se nourrir, puis après la mue elle forme un cocon et une pupe, souvent après plusieurs mois d’hibernation comme un prepupa. De cette pupe, au printemps suivant, le jeune adulte émerge et recherche un partenaire sexuel et – pour la femelle – entame la construction d’un nid semblable à celui dans lequel elle est née.

Les mâles (généralement plus petits que les femelles) émergent avant les femelles. Les mâles mourront peu après l’accouplement. Les femelles leur survivront quelques semaines, le temps de construire de nouveaux nids.

 

Les épisodes précédents : 

  1. Episode 1
  2. Episode 2
  3. Episode 2bis

 

Publié dans Insectes, Juin, Juillet, Abeilles solitaires, Hyménoptères, Mégachile du rosier | Laisser un commentaire

La Mégachile du rosier : épisode 2 bis

L’été dernier (juillet 2016), une Mégachile du rosier avait choisi comme nichoir un tuteur en bambou, utilisé dans l’abri à tomates. Je terminais cet épisode 2 en espérant observer la coupeuse de feuilles y insérer les fragments de folioles de rosiers, qui constituent son nid … et j’ai oublié de poster les photos 😉 que je vous présente ici. 

Megachile_Jardin_Sprimont_08-07-2016_01 2Megachile centuncularis_MonJardin_Sprimont_08-07-2016_18 4Megachile centuncularis_MonJardin_Sprimont_15-07-2016_03 5Megachile centuncularis_MonJardin_Sprimont_15-07-2016_02 6Megachile centuncularis_MonJardin_Sprimont_15-07-2016_06
<
>
Publié dans Insectes, Juillet, Abeilles solitaires, Hyménoptères, Mégachile du rosier | Laisser un commentaire

Recyclage de confitures

Parfois je rate une confiture; généralement, elle trop liquide et une recuisson règle le problème. Mais quand elle a cuit trop longtemps (parce que j’étais connecté à FB durant la cuisson …), et qu’elle est tellement dure qu’il est impossible d’y faire entrer une cuillère  ou une pointe de couteau … que faire ? 

Pardi, la recycler pour nourrir les insectes qui cherchent du sucre !

La mangeoire pour les oiseaux est donc temporairement transformée en point relais pour nourrir les guêpes des alentours … en circuit court, directement du producteur au consommateur 😉

Rappelons par la même occasion que les guêpes sont de très redoutables prédateurs des ravageurs des jardins, notamment les chenilles et les larves de mouches.

Et si vous ne savez pas comment valoriser les écumes de confiture … venez voir comment je m’y prends 🙂

Mon_jardin_01-07-2017_00 Mon_jardin_01-07-2017_01 Mon_jardin_01-07-2017_03 Mon_jardin_01-07-2017_04 Mon_jardin_01-07-2017_05 Mon_jardin_01-07-2017_06 Mon_jardin_01-07-2017_07
<
>
Publié dans Juin, Juillet, Août, Hyménoptères, Manger, être mangé, Un mini jardin Nature admise | Un commentaire

Le Poliste : comportements

Les jeunes femelles fécondées quittent le nid en automne. Elles hibernent dans des arbres creux, dans le sol, dans des cavités, voire dans les maisons pour émerger au printemps et fonder une nouvelle colonie peu populeuse.

Le suivi photographique régulier de deux nids m’a permis d’observer l’évolution de l’occupation des alvéoles et différents comportements, comme le rafraîchissement du nid, par ventilation ou par apport d’eau.

Quand il fait très chaud, on peut en effet observer des ouvrières sur les points d’eau (ruisseau, mares, abreuvoirs…) boire abondamment. Elles recrachent l’eau sur les parois du nid, ce qui provoque un refroidissement par évaporation.

Pour la ventilation, une ou deux ouvrières battent violemment des ailes, façon « éventail » .

poliste_gaulois_s3_01 poliste_gaulois_s3_02 poliste_gaulois_s3_03 poliste_gaulois_s3_04 poliste_gaulois_s3_05
<
>
Publié dans Juillet, Hyménoptères | Un commentaire

Le Poliste : nidification

N’ayant pas encore observé de nid dans mon jardin (même si il y en a certainement dans le voisinage), c’est en forêt que je vous invite à découvrir la nidification d’un autre Poliste (Polistes biglumis).

Suite à la découverte fortuite de 2 nids au début du mois de mai 2007, dans une plantation d’épicéas (une « pessière » pour les cruciverbistes), j’ai entrepris une recherche systématique de nids de polistes, en parcourant toutes les lignes de plantations, sur environ 1 ha. Neuf nids ont été trouvés au total, et deux suivis plus particulièrement, par inventaire photographique très régulier, jusqu’à la fin juillet.

Si l’aventure vous tente, n’oubliez pas que, comme toutes les guêpes, elles ont un aiguillon venimeux dont elles se servent, rarement, contre les intrus, car étant peu agressives. Mais à l’approche du nid, à moins d’un mètre, une attaque peut être déclenchée, même avec une approche douce. La piqûre est douloureuse ! … mais la douleur s’estompe au bout de quelques minutes. Pensez néanmoins à protéger vos yeux … dans mon cas, c’est mon appareil photo qui a fait office de protection 😉

Le nid est fabriqué à partir de cellulose prélevée sur du bois mort. Il est suspendu via un pédoncule. Les alvéoles du nid, non recouvert d’une paroi, sont bien visibles, on peut donc observer facilement le comportement des polistes.

Pour suivre : comportements au nid

poliste_gaulois_s2_01 poliste_gaulois_s2_02 poliste_gaulois_s2_03 poliste_gaulois_s2_04 poliste_gaulois_s2_05 poliste_gaulois_s2_06
<
>

 

Publié dans Juillet, Hyménoptères | Un commentaire