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Observation inédite, d’une espèce rare en Belgique

Leucospis dorsigera Fabricius, 1775 (Hymenoptera : Chalcidoidea, Leucospididae) 

Cette année 2020 est à ce jour la plus riche en observations dans mon mini-jardin; j’y ai vu en un printemps, toutes les abeilles solitaires observées depuis 13 ans.

Et puis, il y a les “bonus”.

A force d’observations, de photos, de lectures de guides et revues entomologiques … quand arrive une espèce jamais observée ou vue en photo, je sais qu’elle n’est pas commune. C’est bien évidemment peu fréquent. Je pense notamment à cette première observation pour la province de Liège, d’un petit papillon nommé Ochsenheimeria taurella ou à une petite guêpe, Dinocampus coccinellae , un parasitoïde de coccinelles, dont il n’y a à ce jour que 5 observations dans l’Observatoire de la biodiversité de Wallonie.

Aujourd’hui c’est de nouveau un hyménoptère qui a retenu toute mon attention. Depuis 3 jours, je le voyais tourner autour du nid d’une Osmie installé dans la maçonnerie au premier étage, mais sans jamais pouvoir le photographier.

Et puis, alors que je photographiais les entrées et sorties d’une Osmie bleu (Osmia caerulescens) depuis un tube de bambou posé contre le mur du jardin, “elle” était juste à côté, posée sur un autre bambou. C’était maintenant bien clair : je ne l’avais jamais observée. Les photos rapidement transférées sur le PC, j’interroge Google pendant une heure, sans rien trouver. C’est finalement Nicolas Vereecken, autour de divers beaux livres sur les abeilles sauvages, qui me donnera la clé de l’énigme : Leucospis dorsigera (spécimen femelle)

Espèce identifiée pour la première fois en 2005 par Jean Luc Renneson (Renneson, J-L. 2005. – Leucospis dorsigera Fabricius, 1775 (Hymenoptera : Chalcidoidea, Leucospididae) : Espèce nouvelle en Belgique. Notes fauniques de Gembloux , 56 : 45-46.), Leucospis dorsigera est un hyménoptère de petite taille (10 mm), parasite de diverses abeilles solitaires de la famille des Megachilidae.

Avec son ovopositeur, cette guêpe parasite dépose un œuf sur les larves d’abeilles, dans les cellules où elles se développent. La larve de la guêpe se nourrit ainsi de la larve d’abeille. Les guêpes adultes émergent l’année suivante.

Une vidéo montrant l’ovopositeur en action, sur un bloc de bois dur.

Génération spontanée ? … certes non

Lors d’une sortie en forêt (le 6 juin 2020) pour un inventaire entomologique, je trouve sur une tige séchée, un nid de polistes, abandonné, et a priori vide. Prélevé pour un futur usage didactique, il est placé dans un petit pot en plastique, et oublié sur une table en attendant son rangement dans la bonne boite de matériel.

Et le 12 juin, surprise … une dizaine de petits coléoptères bien vivants sont maintenant présents dans le récipient …

A priori, il pourrait s’agir de Byturus tomentosus, ou Ver de la Framboise, un petit coléoptère qui peut causer de gros dégâts dans les framboisiers, mais que l’on trouve aussi sur la ronce en forêt.

Selon la littérature, le cycle de ce coléoptère est le suivant :

La femelle pond les œufs (une centaine en tout) isolement dans les fleurs et sur les jeunes baies, dans lesquelles les larves se développeront. Ces larves, appelées couramment "vers", rongent les parties internes de la fleur, l'ovaire ou les graines. Parvenues à la fin de leur croissance, les larves quittent les framboisiers, s'enfoncent un peu dans la terre, près des tiges, et se nymphosent.

Ils ne sont a priori pas nés dans ce nid de Polistes, et ils étaient donc bien cachés au fond des alvéoles du nid, peut être pour se protéger des dernières nuits fraîches …

Un ravageur inattendu

En 2018, j’ai planté un exemplaire de “Stachys byzantina“, appelée “Oreille d’ours”. C’est une Lamiacée, du genre “Épiaire” (Épiaire laineuse). Elle a la particularité d’avoir les feuilles épaisses et duveteuses, très douces au toucher, présentent une forme oblongue qui rappelle des oreilles velues. Et c’est bien pour ce feuillage gris argenté, lumineux et très ornemental, que Stachys byzantina est apprécié au jardin : persistant ou semi-persistant, très résistant aux intempéries (davantage que d’autres plantes au feuillage duveteux), il offre une excellente tenue tout au long de l’année.
Pour mon “jardin Nature admise”, c’est essentiellement pour le duvet de ses feuilles que je l’ai choisie, car c’est le matériau que recherchent les abeilles solitaires du groupe des “cotonnières”, comme l’Anthidie.

Mais dès les premiers beaux jours de ce printemps 2020, la plante est couverte de taches … qui, je le découvre plus (trop) tard, sont en fait l’expression des dégâts causés par les chenilles d’un petit papillon de nuit, Coleophora lineolea. Les œufs ont été pondus sous les feuilles, près d’une nervure. Dès l’éclosion, la chenille creuse un couloir vers la feuille, et de nourrit dans l’épaisseur de la feuille, ce qui crée ces taches claires (appelées “mines”) dans les feuilles, parfois jusqu’à couvrir toute la feuille.

S’en suit la construction des fourreaux (manchons), essentiellement constitués de poils des feuilles, dans lesquelles les chenilles poursuivent leur développement. Les larves ont atteint leur pleine croissance de fin mai à fin juillet. La nymphose a lieu près du sol sur la plante.

J’ai sauvé 2 boutures … à suivre



Les Macropèdes commune et à pattes brunes

Macropis europaea (Warncke, 1973), Hyménoptère, Melittidae (Macropède commune)
Macropis fulvipes (Fabricius, 1805), Hyménoptère, Melittidae (Macropède à pattes brunes)    

Description

Les abeilles solitaires du genre Macropis, font partie de la petite famille des Melittidae (+/- 170 espèces), représentée en Belgique par deux autres genres, Dasypoda et Melitta.

Les Macropèdes sont de petites abeilles solitaires (8 -10 mm de long pour la femelle, 7 – 9 mm pour le mâle), aux couleurs sombres. Elles ont un corps assez trapu, à pilosité clairsemée. Abdomen à étroites bandes blanches. Tibias et métatarses des pattes postérieures (les “3”) très larges, avec brosses à pollen remarquables.
Quand leurs brosses à pollen sont chargées de pollen, distinguer les femelles de la Macropède commune (tibia 3 à pilosité blanche et noire) de celles de la Macropède à pattes brunes (tibia 3 à pilosité brun-jaune) , est affaire de spécialistes, et je ne m’y risque pas sans eux. Les mâles des deux espèces sont plus faciles à différencier, mais à condition d’avoir une bonne photo de face ! La mandibule du mâle de la Macropède à pattes brunes, est entièrement jaune, alors que chez Macropis europaea, il y a un point jaune et le reste de la mandibule est noire .

Plantes visitées

Les Macropèdes sont des espèces dites “oligolectiques“.
C’est le comportement des espèces d’abeilles qui butinent de manière spécialisée un seul type de pollen, typiquement un seul genre de plantes à fleur. Et pour notre abeille, cette plante est la Lysimaque commune (qui ne produit pas de nectar), sur laquelle la femelle récolte le pollen, mais aussi l’huile florale de la Lysimaque, grâce aux pattes antérieures et médianes, qui sont équipées de soies spécifiques, fonctionnant comme des “éponges”. Cette huile est mélangée avec le pollen, pour servir de nourriture aux larves. Ce comportement est unique.
Le nectar, qui fournit l’énergie aux adultes, mâles et femelles, est trouvé sur d’autres plantes (par exemple la Salicaire, le Cirse des marais ou le Lycope d’Europe)

Ecologie

La Macropède femelle installe son nid discret dans le sol, dans les mêmes milieux humides que la Lysimaque. Dans une galerie d’environ 10 cm de long, elle y creuse un dizaine de logettes, où elle dépose un oeuf sur le “pain” de pollen et huile florale, qui permettra le développement de la larve. L’intérieur des logettes est également recouvert de cette huile.
Les Macropis sont visibles de juillet à septembre, soit la période de floraison de leur plante hôte !
Mais ce n’est pas fini … il y a une autre abeille à découvrir, l’abeille coucou (kleptoparasite) des Macropis, la bien nommée ” Epéoloides commun” …

Pour en savoir plus …

Si vous voulez en découvrir bien plus sur les abeilles solitaires, je vous recommande vivement la lecture des ouvrages de Nicolas Vereecken, (jeune) professeur d’agroécologie à l’ULB, et exceptionnel photographe des abeilles.

La Lysimaque commune et ses abeilles

 Lysimachia vulgaris L., Primulacée

Description et écologie

La Lysimaque commune est une plante vivace, herbacée, érigée, de 40 à 150 cm de haut, fleurissant de juin à août (septembre). Plante héliophile (de pleine lumière) ou de demi-ombre, elle fréquente les milieux humides : bord de fossés ou de cours d’eau, prairies très humides, aulnaies, aulnaies-frênaies.
Elle peut former rapidement de grands massifs grâce à sa souche stolonifère.
Les feuilles sont opposées, ou verticillées par 3-4, ovales-lancéolées, 2-5 fois plus longues que larges, +/- sessiles ou brièvement pétiolées.
Les fleurs sont disposées en courtes grappes ou panicules axillaires, pédonculées, formant une inflorescence pyramidale. La corolle jaune, d’un diamètre de 15 à 20 mm, est divisée presque jusqu’à la base en 5 lobes longs de 7-12 mm, munis à l’intérieur de courts poils glanduleux. 5 étamines, à filets soudés jusqu’au tiers.
Sépales longs de 3-5 mm, bordés d’un liseré rouge.
Capsule longue de 4-5 mm, contenant des graines capables d’être disséminées par l’eau.

Propriétés et Particularité

La Lysimaque commune est une plante tinctoriale : on extrait de la plante une substance colorant la laine en jaune, et ses racines fournissent une teinture brune.

La lysimaque a la particularité de ne pas offrir aux butineuses de nectar sucré, mais une huile florale. Cette matière grasse est utilisée par la femelle d’une abeille sauvage (du genre Macropis) en tant que nourriture pour ses larves.

Continuer la balade avec les Macropèdes, les abeilles liées à la Lysimaque.

Un nid de Polistes au jardin … mais mal placé

Le Poliste “Gaulois” (Polistes dominulus) est présent dans mon jardin depuis au moins juin 2008. En 2017 et 2018, les aller – retour d’un nombre élevé d’individus vers un coin de la sous-toiture de la buanderie, me laissent supposer qu’un nid y était installé, mais l’endroit n’étant pas accessible, je n’ai pu le vérifier.
Chaque année, j’observe le manège des ouvrières qui viennent prélever des fibres sur les différents supports en bois qui sont stockés au jardin.

Accès au nid en sous-toiture (juin 2017)

La découverte le 29 avril (2019) d’un nid en construction (7 cellules finies, au moins 2 œufs pondus) m’a ravi … mais la joie a été de courte durée : le nid est installé dans le conteneur poubelle, celui des déchets “gris” (principalement des emballages plastiques) et même si celui-ci n’est vidé que toutes les 4 semaines environ … c’est embêtant. Son élimination est donc nécessaire.

Premier nid, 29 avril 2019

Ce 1er mai, j’observe de nouveau un individu qui prélève des fibres sur un cadre en épicéa (souvenir d’une éphémère serre à tomates) et qui s’engouffre dans le même conteneur poubelle : il y a de nouveau un nid, de +/- 8 cellules aussi, reconstruit en 2 jours environ.

Deuxième nid, replacé dans un support amovible

Face à une telle détermination (oui, un peu d’anthropomorphisme 🙂 ), je bricole rapidement un support amovible, constitué d’une barquette en plastique couverte d’un film plastique noir, fixée sur une fiche planchette, qui sera suspendue par deux crochets, à l’intérieur de la poubelle. J’y recolle le 2e nid … avec un tube de colle à papier, puisque le matériau qui constitue le nid est du papier recomposé à partir de fibres de bois … L’idée est de déplacer ce nid vers un endroit moins problématique, dès que quelques ouvrières seront nées … rêvons un peu !
Après mise en place dans la poubelle de ce montage … la fondatrice a regagné la poubelle, mais il n’est pas certain qu’elle réoccupe son nid dans ce nouvel environnement.

Choux de Bruxelles, chenilles, polistes et opilions : une chaîne alimentaire complète

Depuis 2016, je réserve deux ou trois jardinières à la culture de légumes.  Pas tellement pour récolter quelques kilos de ma propre production, mais plutôt dans l’idée d’attirer des insectes que je ne pourrais pas observer sur les fleurs de mon petit jardin.

Ainsi donc, en mai 2016, 6 plants de haricots et 3 de choux de Bruxelles trouvent place dans une jardinière. Et je n’interviens en rien dans la culture … jusqu’à la détection à la mi-juillet, de la ponte d’un papillon abonné aux choux, le bien nommé Piéride du chou.  La ponte est groupée sous les feuilles des plantes hôtes. Je compte une soixantaine d’œufs. L’éclosion a lieu 4-5 jours plus tard, et peu après, les jeunes chenilles se regroupent, et s’en prennent à la partie superficielle du feuillage, la plus tendre, laissant à la place, un “film” translucide.

A partir du deuxième stade larvaire, elles commencent à se disperser, et forment de petits groupes de 4-5 unités, les chenilles étant alors capables de perforer et dévorer le feuillage dans toute son épaisseur. Les dégâts sont à la mesure de la taille des chenilles, mais aussi de leur nombre, et dans les cas extrêmes il ne reste bien souvent que les grosses nervures des feuilles attaquées.

Vers le 21 juillet, deux récoltes très correctes de haricots “beurre” … Les choux de Bruxelles, par contre, ne poussent guère, et même si c’est un légume du début d’automne, j’élimine manuellement 3/4 des chenilles … d’autant que j’ai repéré un précieux allié, présent depuis 10 ans dans mon jardin : le Poliste gaulois. J’ai déjà présenté cette guêpe sociale, en expansion, à plusieurs reprises, en août 2016, sur un autre blog, et sur Natura’Liste. Pour nourrir leurs larves, les ouvrières capturent différentes proies, dont des chenilles, qui sont promptement découpées façon “rôti” et emportées vers le nid.

Le 31 juillet, en début de nuit, j’ai eu la chance d’observer un deuxième allié, que je n’imaginais pas prédateur de chenilles : l’Opilion. Appelés aussi “Faucheux“, ils ressemblent à des araignées, aux pattes démesurées, et au corps non divisé (à la différence des araignées).  Un escadron de 3 chasseurs nocturnes faisait un vrai carnage parmi les chenilles, les découpant et emportant (j’imagine …) les meilleurs morceaux pour aller les manger à l’abri.

Avec de tels alliés, et même si j’avais bien repéré 2 ou 3 œufs isolés d’une autre Piéride, la Piéride du navet … je pensais mes choux tirés d’affaire.  Hélas … cette deuxième attaque allait leur être fatale : plus de 20 chenilles vertes, bien cachées, se sont entendues pour terminer le travail commencé deux mois plus tôt par leurs cousines vert jaune. Et cette fois-ci, aucune prédateur à l’horizon, comme cette minuscule guêpe observée en juillet 2010.

 

Heriades truncorum … Si commune et si peu connue …

Heriades truncorum (Linnaeus, 1758) Hyménoptère,  Apocrita-aculeata, Apidae, Megachillinae

Heriades truncorum est une petite abeille très commune, mais qui vous est sans doute inconnue.  C’est une abeille au corps cylindrique, assez peu velu, dont la femelle mesure entre 7 et 8 mm de long, et le mâle entre 6 et 7 mm. Son abdomen porte de très minces bandes de poils blancs. La femelle se caractérise aussi par une brosse ventrale (pour la collecte du pollen) de couleur brun-jaune.

C’est une abeille solitaire, sans comportement social, très active quand le ciel est dégagé. Je la rencontre dans mon jardin  entre juin et septembre.  Elle apprécie les milieux ouverts. Elle récolte pollen et nectar exclusivement sur les Astéracées (la famille botanique qui comprend notamment les marguerites).

Sa reproduction très faible, environ 8 œufs par femelle et par an.  Les mâles sont très actifs, pendant plus d’un mois; ils visitent brièvement un peu tous les trous de petite taille susceptible d’abriter une femelle. Ils sont tellement pressants qu’il leur arrive même d’extraire carrément une femelle dont l’arrière apparaît à la sortie d’un nid (tige creuse, bambou …).

La femelle construit des nids linéaires dans le bois mort ou dans les tiges creuses (ronces surtout), voire dans les gîtes artificiels,  dont le diamètre est généralement de 3 à 4 mm, mais en cas de crise du logement, courageusement (!), la femelle s’affaire à reboucher des nids qui peuvent avoir 8 à  9 mm de diamètre.

Elle aménage de petites loges dans les nids (dans lesquels elle dépose le pollen) qu’elle isole avec de la résine. Le bouchon du nid est aussi fait de ce matériau. Le bouchon final est de plus recouvert de petits cailloux en guise de camouflage et probablement comme rempart contre les infractions.

Le 14 juillet 2008, j'ai eu la chance de pouvoir observer la mise en place des petits cailloux sur le bouchon final. Le diamètre de ce nid est légèrement inférieur à 3 mm. La première photo montre le bouchon final en résine. Il est 15h06. La dernière photo a été prise à 15h15.

 

A proximité des nids, il semble y avoir un “stock” de résine, dont l’origine m’est inconnue. Dans mon jardin, elles profitent de différents trous dans le bois de hêtre d’un nichoir artificiel et les différents nids sont très proches. Ce qui semble provoquer quelques “conflits de voisinage” assez énergiques. S’agit il d’intimidation, de vols de nectar ou de résine entre voisines, de tentatives d’accouplements …

La Galéruque de l’aulne

Agelastica alni (Linnaeus, 1758) Coléoptère,  Chrysomelidae, Galerucinae

La Galéruque de l’aulne  est une espèce très commune d’insecte coléoptère appartenant à la famille des Chrysomelidae,  et qui peut se rencontrer en grand nombre. Une telle pullulation peut occasionner des dégâts importants sur ses plantes hôtes, des aulnes, l’aulne glutineux (Alnus glutinosusa) et l’aulne blanc (Alnus incana), où les larves dévorent les feuilles.

L’adulte mesure entre 8 et 10 mm; on le rencontre habituellement au mois de mai.

Sans être véritablement grégaire cet insecte vit plus ou moins en “colonies” d’où le côté parfois spectaculaire de ses dégâts. Les jeunes Aulnes sont particulièrement touchés, mais les plus âgés ne sont pas dédaignés pour autant , les pousses de l’année ayant la tendreté voulue.

Les attaques se traduisent par des perforations plus ou moins nombreuses et étendues, certaines feuilles pouvant déjà prendre des allures de véritables passoires.  Dès le début Juin les pontes  succèdent aux accouplements, et comme souvent elles sont déposées au verso des feuilles, d’où une protection efficace contre les intempéries, et le cas échéant contre une trop forte insolation.

L’Andrène fauve

Andrena fulva (Müller, 1766) Hyménoptère,  Apidae , Andrenidae

L’Andrène fauve est une autre andrène printanière, visible en Belgique, de mars à mai. Elle mesure 12 à 13 mm.

Avec son corps de bourdon, à longue pilosité rousse sur tout le dos, mais noir foncé sur la face ventrale, il est  impossible de la confondre avec une autre.

C’est une espèce non exigeante. Dans les jardins, elle butine volontiers les groseilliers rouges ou à maquereau. Nidifie dans le sol en bourgade parfois importantes.

Surtout dans les jardins, parcs et bois clairs, aussi dans les gravières et sur les pelouses sèches.